Client E-NAVsystems depuis 2023, M. GENTE navigue régulièrement sur l’étang de Thau (Hérault) à bord de son voilier GLAZIG, aujourd’hui basé au Taurus Yacht Club de Mèze.
Ancien ingénieur, gestionnaire, informaticien puis psychologue-psychothérapeute, il pratique la voile depuis son plus jeune âge : dériveur (470, Fireball), planche à voile, puis habitable. Depuis 2025, il participe activement aux régates locales sur l’étang de Thau et envisage désormais des programmes de croisière côtière en Méditerranée.
Son bateau est un DJANGO 750, quillard de sport construit en 2003 sur la Côte d’Azur par le chantier GL Composites, ancêtre du Django 770 aujourd’hui fabriqué à Concarneau par le chantier Marée Haute.
Caractéristiques du bateau
- Longueur coque : 7,58 m
- Largeur : 3,02 m
- Tirant d’eau : 1,72 m
- Déplacement lège : 1,9 tonne
Acheté en 2022, le bateau a fait l’objet d’une rénovation complète entre fin 2022 et mi-2025 :
- conception de pièces spécifiques en impression 3D.
- remise à niveau de l’accastillage,
- refonte totale de l’électricité,
- modernisation du voilage,

Pourquoi êtes-vous passé à l’électrique ?
« Le bateau était initialement équipé d’un moteur hors-bord Yamaha 4 temps 8 CV.
Je souhaitais éviter : les problèmes de démarrage, l’entretien régulier, les risques de panne, le bruit. Je souhaitais aussi un gain de pois et mieux répartir les masses. »
Son expérience avec le moteur thermique a renforcé cette décision :
« Lors de mes premières sorties, je suis tombé plusieurs fois en panne moteur au retour au port. J’ai dû être remorqué par la capitainerie puis par les secours. J’ai même endommagé l’étrave à deux reprises pendant les manœuvres. À partir de là, je voulais un moteur fiable sur lequel je puisse vraiment compter. »
Le choix du moteur électrique répondait donc à plusieurs objectifs :
« Oui : améliorer la fiabilité, simplifier l’utilisation, réduire l’entretien, optimiser le centrage des masses, gagner en confort et en sérénité.
Par ailleurs, moteur relevé, ça augmentait beaucoup la longueur du bateau au port et donc le prix de l’emplacement.»
Le choix du POD ePropulsion 3.0
Après réflexion, deux solutions étaient envisagées :
Le programme principal — régate et navigation légère sur l’étang de Thau — a finalement orienté le choix vers le POD 3.0.
Les critères déterminants :
- intégration plus discrète sous la coque.
- gain de poids,
- meilleur hydrodynamisme,
- diamètre de POD plus compact,

« Le 6 kW présentait un POD beaucoup plus volumineux et moins favorable hydrodynamiquement. Pour mon programme régate, le 3 kW était le meilleur compromis. »
Le moteur est associé à une batterie Li-ion LFP Powertech 48V 105Ah – 5,4 kWh de 39 kg.

Cette configuration permet une meilleure répartition des masses qu’avec l’ancien hors-bord ou même qu’un moteur thermique inboard.
Installation du moteur électrique ePropulsion POD 3.0 sur le voilier
L’installation a nécessité un important travail de réflexion et de conception :
- choix des emplacements,
- schémas électriques,
- intégration du POD,
- positionnement batterie / contrôleur,
- architecture énergétique globale.
M. GENTE a été accompagné par E-NAVsystems pour :
- le choix des matériels,
- la conception des circuits électriques,
- le dimensionnement de l’installation,
- le support technique.
L’Atelier Bilbo à Balaruc-les-Bains a également participé à certains développements techniques et à la fabrication de pièces spécifiques en 3D.

Particularités techniques
- séparation des réseaux :
- 220V et 48V à bâbord,
- 12V à tribord,
- convertisseur 48V → 12V,
- chargeur de quai 15A,
- intégration optimisée du POD,
- fabrication d’un sabot hydrodynamique spécifique plus compact que celui d’origine.
Manoeuvrabilité et performances
Le bateau possède deux safrans, avec une hélice située très en avant de ceux-ci. La question de la manœuvrabilité au port était donc centrale.
« Les plaisantins qui se moquaient de la taille de l’hélice ont changé d’avis lorsqu’ils ont vu le bateau tourner sur un rayon très court et filer à près de 5 nœuds au moteur. »
Pour les manœuvres, seulement 1/4 à 1/3 de la puissance suffit.
Hélice repliable : un regret technique
Initialement, le bateau était équipé d’une hélice bipale repliable afin de limiter la traînée sous voile.
Cependant, l’expérience s’est révélée décevante : encrassement du mécanisme, mauvaise ouverture des pales, perte de motricité, incidents de manœuvre.
« J’ai fini par abandonner cette hélice. Aujourd’hui, je suis revenu à une hélice fixe, plus simple et plus fiable. »
Avec le recul, M. GENTE estime qu’il aurait probablement dû choisir une configuration compatible hydrogénération pour ses futurs projets de croisière.
Autonomie et énergie à bord
Pour son usage actuel sur l’étang de Thau, l’autonomie est largement suffisante. Le bateau est équipé de :
- 2 panneaux solaires de 120W,
- régulateur MPPT Genasun adapté au 48V.
Pour les futurs programmes de croisière (Corse, Sardaigne, Baléares, Malte), M. GENTE envisage :
- l’ajout d’hydrogénération,
- ou l’installation de mini générateurs Honda 1 kW.
« Aujourd’hui, pour une grande croisière, si je veux assurer ma sécurité en cas de pétole prolongée avant un coup de vent, je devrai probablement ajouter un générateur. »
Usage au quotidien : le vrai changement
Au-delà des performances, c’est surtout le confort d’usage qui a transformé son expérience :
« Ce qui change concrètement, c’est la fiabilité du moteur, la facilité d’utilisation et l’absence d’entretien. »
Parmi les bénéfices cités :
- silence,
- simplicité,
- démarrage instantané,
- sérénité,
- absence d’entretien,
- meilleure image environnementale,
- sécurité.
Recommandation aux plaisanciers
M. GENTE recommande clairement la motorisation électrique aux plaisanciers et régatiers, avec toutefois une approche adaptée au programme de navigation :
« Le moteur électrique, je le recommande à tout le monde. Ensuite, le choix de la puissance, de l’hydrogénération ou non, dépend de chacun et de son programme de navigation. »
Pour lui, Moteur électrique ou Moteur thermique, la question est aujourd’hui tranchée sur plusieurs aspects :
- entretien,
- bruit,
- confort,
- fiabilité.
« Le jour où on a besoin du moteur, il doit fonctionner immédiatement. C’est ça le plus important. »
Perspectives et projets de navigation
Aujourd’hui, le programme principal du voilier GLAZIG reste la régate et la navigation sportive sur l’étang de Thau.
Mais l’objectif à moyen terme est clairement orienté vers la croisière côtière et semi-hauturière en Méditerranée.
Les projets envisagés incluent : la Corse, la Sardaigne, les Baléares, et potentiellement Malte.
Cette évolution du programme m’amène une réflexion approfondie sur : l’autonomie énergétique et l’hydrogénération, les solutions de recharge embarquées, et l’optimisation globale de la propulsion électrique en croisière.
M. GENTE réfléchit notamment à :
- intégrer une solution d’hydrogénération,
- renforcer la production solaire,
- ou embarquer un ou deux mini-générateurs compacts pour les longues périodes sans vent.
Son approche reste guidée par plusieurs priorités :
- fiabilité,
- sécurité,
- légèreté,
- simplicité d’utilisation,
- et optimisation du centrage des masses.
« La propulsion électrique apporte un vrai confort et une vraie sérénité. Maintenant, l’enjeu est d’adapter intelligemment le système aux futurs programmes de navigation. »










